Se faufiler dans le paysage
Cette oeuvre a été réalisée grâce à l’appui de la CRÉ (Conférence régionale des Élus) et du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) dans le cadre du programme du Fonds de la Mauricie pour les arts et les lettres.
Avec la collaboration de travailleuses bénévoles, nous avons découpé 5 500 étiquettes sur des vêtements usagés “à jeter” puis décousu les pièces. Je les ai par la suite triées par couleur et épinglées sur un grand papier afin de recomposer un paysage. Les pièces cousues l’une à l’autre par un point zigzag forment un puzzle réversible de 122 cm x 427 cm.
Mon travail avec les étiquettes de vêtements a commencé de façon impulsive et frénétique, déclenché par la découverte de cette matière somptueuse aux made in tous azimuts. La collecte m’a amenée à parcourir les dépôts de vêtements usagés, source d’approvisonnement inépuisable de ces précieux bouts de tissu, chacun portant la marque d’un lieu, d’un travail, d’un savoir-faire.
L’assemblage des pièces s’inscrit dans la transmission d’un ouvrage typiquement féminin et débouche sur la vision d’un paysage, dans une forme renouvelée mais traditionnelle de représentation de l’art.
Dans une lecture actuelle, l’oeuvre questionne la problématique identitaire de notre société en mutation, problématique qui s’accentue avec les multiples déplacements impulsés par les échanges du commerce mondial et amène une confrontation des singularités culturelles et des appartenances territoriales.
Lieux de présentations :
- Maison de la culture de Trois-Rivières. Centre d’exposition Raymond-Lasnier (2006)
- Le Grave, Victoriaville. Rien ne se perd, tout se recrée. (2006). Commissaire: Louise Paillé. Publication. www.oculiartes.org
- Usine C, Montréal (2007)
- Centre d’exposition de Val d’Or (2008)
- Carleton-Sur-Mer (Québec) 2008 http://www.vasteetvague.ca/fr/

