JOSETTE VILLENEUVE





Projet de murale appuyé par le Programme de partenariat territorial Mauricie, Culture Shawinigan et la ville de Shawinigan

Conception et réalisation de « 1901 avenue Shawinigan » : Josette Villeneuve.

La murale : « 1901 avenue Shawinigan » est située📍 sur l’avenue Tamarac, entre la 4e et la 5e rue de la pointe à Shawinigan.


Vidéo (réalisé par Gregg Silver) du processus de création de la murale : « 1901 avenue Shawinigan »


« 1901 avenue Shawinigan »



Lire l’article de L’Hebdo du St-Maurice de Bernard Lepage à propos de l’inauguration



Lire l’article de Jacinthe Lafrance – Le Nouvelliste, 13 octobre 2022

Photo : Stéphane Lessard


Album photos

Un immense merci à tous les artistes du projet pour leur fougue, leur rigueur et leur intensité! À

  • Rafael Sottolichio artiste muraliste d’expérience. Rapide, précis, le fun.
  • À l’énergique et prévoyante Cyndie Lemay,
  • Caroline Potvin – aka Poupeline – vraie et enthousiaste 24/24,
  • Grégoire Cusson l’inventif et débrouillard,
  • La souriante Myriam Fauteux et Alexis Cantin, précis
  • Joseph Jean Rolland Dubé & Hélène ValléeInstants.info duo de photographes incontournables,
  • À Gregg Silver : producteur et réalisateur de la vidéo, pour cette présence attentive aux gens, à l’environnement, à l’ambiance. Pour tout ce temps consacré à la captation d’images fabuleuses.

Et pour leur implication à différents moments, merci à Michel Corriveau, Julie Lambert, Louise Paillé, Marc Ménard, Mario Hamelin, Ysa Matteau, Steven Gélinas, Manon Chartray et son groupe d’élèves : Hubert, Arnaud, Damien, Eliane, Ryan, Rémi, Raphaël, Émile, Alphée, Sandrine, Marguerite, Mia, Lya. Je penserai à vous encore longtemps.

Septembre 2022


Shawinigan a toujours été au centre d’une nature qui est devenue son énergie. Achawenekane faisant référence à la chute que les Atikamekw devaient surmonter par les rochers pour poursuivre leur voyage sur la rivière Saint-Maurice.

Ici, j’ai souhaité revisiter les dimensions historiques et actuelles de Shawinigan, entre nature et urbanité à travers ce courant numérique qui s’installe. Empiler des bâtiments patrimoniaux surdimensionnés par rapport à la maison intimiste. Jouer entre solidité et fragilité en les superposant. À l’endroit à l’envers : leur reflet dans une eau calme. Rappeler l’année de fondation de la ville comme une adresse qui combine plusieurs époques : « 1901 avenue Shawinigan ». Présenter ma ville par une fenêtre amusante, comme un jeu.

L’objectif : peindre une œuvre vivante, lumineuse qui dégage de l’énergie comme celle de Shawinigan. Un vaste espace blanc comme un grand respir, une invitation à entrer, à circuler dans l’œuvre comme dans la ville.

L’œil s’y promène et suit une logique de perspective, selon le point de vue, allant de passages quadrillés suggérant la pixellisation d’un ciel et d’une rivière, aux mouvements de lignes et de bandes colorées, qui ramènent le regard sur la ligne d’horizon : à un aspect stable de l’ensemble. Là où se dépose, se déploie le paysage : arbres-fougères, rayures orangées aux contours organiques, conifères capuchonnés, arbre fruitier. Du blanc de l’hiver, des verts-bleus de l’été, des pommes de l’automne, des fougères du printemps. Tout plein. Cette nature est généreuse.

Rêver d’une murale lumineuse qui change avec la lumière et reçoit à chaque coucher de soleil le passage silencieux de cette silhouette de l’ombre urbaine.

Josette Villeneuve, octobre 2022